Un sol vivant, notre meilleur allié contre les canicules
Nous vivons en ce moment des périodes de chaleur inédites.
Ces températures sont particulièrement insupportables en milieu minéral et la vue d’une zone herbeuse ou d’un arbre nous semble déjà un peu rafraichissante et nous rappelle à quel point le sol et la végétation sont la réponse au problème, pour peu qu’on en prenne soin !
Le sol des forêts : un modèle qui doit nous inspirer
Alors pourquoi ne pas profiter de cette période qui correspond souvent à une période de vacances pour entrer dans la boucle des biodéchets ?
Si vous n’avez pas encore commencé à trier vos biodéchets mais que vous disposez d’une solution de compostage à proximité ou d’un jardin individuel, alors n’hésitez plus !
Étape n°1 : Quelle solution avez-vous à disposition ?
Un jardin ? Vous pouvez commander un composteur auprès de votre syndicat des déchets. Ils en proposent quasiment tous, soit gratuitement, soit moyennant une contribution de quelques dizaines d’euros. Ils restent généralement moins chers que sur le marché à prestation équivalente. Vous pouvez également en acheter selon votre choix, en construire un à partir de bois de palette ou autre matériau de récupération. Ou encore, choisir de composter en tas, sans bac. Si la configuration de votre jardin le permet, n’hésitez pas. C’est parfois plus facile pour le dos mais ça demande tout de même un peu de discipline pour la gestion de la zone de compostage.
Un composteur de quartier ou en pied d’immeuble ? Vous pouvez contacter les référents du site de compostage (ou la mairie si en quartier) et leur indiquer votre envie de vous lancer. Ils vous expliqueront comment fonctionne le composteur. Chaque composteur a sa propre organisation et ce sont les référents qui sont garants du suivi du réglement.
Exemple de composteur de quartier
Étape n°2 : S’équiper d’un contenant pour le tri à la source en cuisine
Un saladier ou autre contenant que vous possédez déjà peut faire l’affaire, mais sans couvercle, si vous ne jetez pas les biodéchets tous les jours, vous risquez d’attirer des moucherons et d’avoir de mauvaises odeurs. Le mieux est d’avoir un contenant avec couvercle pour éviter ses nuisances, et avec anse pour le porter facilement sur le lieu de compostage. Un bioseau par exemple ! Il y en a pléthore dans le commerce et à tous les prix !
En tout cas, l’idée des mauvaises odeurs en cuisine ne doit pas vous arrêter. Un contenant fermé réservé au tri à la source, quel qu’il soit, ne dégagera jamais autant de mauvaises odeurs que votre poubelle résiduelle actuelle dans laquelle vous jetteriez vos biodéchets avec les autres déchets.
Étape N°3 : Commencer le tri
En n’oubliant pas que tout se composte, aliments végétaux animaux (contrairement à une idée largement répandue), mais que vous devez parfois (dans le cas du compostage partagé) vus conformer à des consignes de tri qui ont été définies par le collectif. Et il n’est pas rares que les produits carnés ou autres déchets animaux en soient proscrits. La raison est qu’ils peuvent sentir plus que les autres et qu’il est plus consensuel de partager ses déchets de cuisine d’origine végétale. Chez vous, dans votre jardin, vous pouvez tout composter. À vous de choisir !
Petite astuce, en collectif comme en individuel, n’hésitez pas à découper les biodéchets trop gros. Ils se décomposeront beaucoup plus rapidement !
Étape 4 : Vous êtes prêt pour votre premier dépôt !
N’hésitez pas à en faire une partie de plaisir, pourquoi pas une petite fête ! C’est tellement chouette de composter, vous verrez !
Et si vous avez la moindre question, vous pouvez consulter notre site et nos guides ou nous contacter sur le formulaire de contact !
Bonne chance !
Et n’oubliez pas qu’avec ce geste, vous contribuez au retour au sol du compost et donc au stockage de carbone dans les sols, et donc à la lutte contre le dérèglement climatique !!!